Premier Geste

Film en compétiton
 
Un détour pour saluer
Henri-Jean Debon
(2007 - 25' - Aurora films - France)
Un immeuble moderne, de jour, désert.
Juste le ballet des ascenseurs vides, et leurs petits bruits.
Une ville, à la tombée de la nuit, construite sur un désert.
Et une voix, qui nous parle de ce désert, d’un campement déserté, de la perte de l’être aimé.
 
I always get confused about what was and what could be
Anna Katharina Scheidegger
(2006 - 12' - Urbact Culture, Le Fresnoy, Studio nationale de l’art contemporain - France)
Les paysages urbains, géographiques et sociaux d’occident se transforment. La ville change dans sa fonction. Le film évoque à la fois la construction, la destruction et, finalement, la présence humaine.
 
Valdecaballeros
Jürgen Nefzger
(2006 - 15' - Autoproduction - Espagne)
En 1974, le gouvernement de Franco décide la construction d’une importante centrale nucléaire à Valdecaballeros, village d’Estramadure en Espagne. Alors qu’elle est quasiment achevée, les gouvernements de la transition décident d’abandonner le projet. Aujourd’hui, la centrale est toujours sur place, en ruine, témoin de l’histoire d’un village marqué par l’inconstance du politique.
 
Voice over voice
Malene Choi
(2007 - 24' - Pause Film Aps, Film Workshop)
Des confessions intimes s’entremêlent aux bruits des rues et nous parlent du regret d’avoir et de perdre. Un lien se crée entre ces voix-off, le spectateur et la ville.
Une définition de la nature ambiguë de l’homme et de la ville, entre beauté et brutalité.
 
Metropolis / report from China
Clemens Von Wedemeyer et Maya Schweizer
(2007 - 42' - Stern Film - France/Allemagne - allemand, français, chinois - sous-titré anglais)
Un essai documentaire à l’occasion d’un repérage en Chine pour une adaptation du Metropolis de Fritz Lang. Un regard sur le développement des mégapoles chinoises, les enjeux de la modernité, du développement et du progrès à tous prix, à la convergence de deux mythes : le totalitarisme moderne dépeint dans l’œuvre de Fritz Lang et la Chine contemporaine, dont la croissance stupéfiante est sujette à débat en Occident.
 
Capsular
Herman Asselberghs
(2006 - 24' - Belgique)
L’enclave espagnole de Ciudad Autonoma de Ceuta est à mi-chemin entre la ville et la communauté autonome. Autrefois sous l’administration de la province espagnole de Cadiz, Ceuta est située en bordure de la côte marocaine et fait dorénavant partie de l’Union Européenne. Cette enclave de l’Europe néo-libérale et de sa politique xénophobe à l’encontre des réfugiés agit comme une version contemporaine du "rideau de fer".
 
France 2007
Gee-Jung Jun
(2007 - 20' - SACRE - Film Flamme - France)
Des corps, des visages, des regards, des lieux de vie, de l’humanité. Cela se passe en France, en 2007, dans un bidonville de Lyon, habité de Roumains, de Tziganes, oubliés de la société, sans papiers, sans droits, qu’en d’autres contrées on appellerait des intouchables.
La force du film est de laisser s’épanouir dans la splendeur de ses images l’évidence du bonheur quand le consensus ambiant rumine la langue asséchée du misérabilisme. Dans ce parti-pris de la vie, le geste est éminemment politique. Eloquence du cinéma muet.
 
200 000 Fantomes (Nijuman no borei)
Jean-Gabriel Périot
(2007 - 10' - Envie de tempête - France)
 
Khak e Todjikiston
Anne-Celine Bossu
(2007 - 28' - le deuxieme souffle films & associes - France)
A la frontière afghane, des visages, des figures, des actes quotidiens, une humanité accueillante.
Nous sommes tous des invités sur Terre…
Je suis partie, au milieu des montagnes, loin,
Là où la terre se nomme
Zamin, sar zamin, ob o gèl, mars o bôm, vatan…
A la frontière afghane,
Des visages, des figures,
Des actes quotidiens,
Une humanité accueillante.
 
Scènes de chasse au sanglier
Claudio Pazienza
(2007 - 46' - Production Komplot sprl (Bruxelles) , Films du Présent (Arles), Arte-France (La Lucarne) - Belgique)
Méditation sur les images qui m’habitent et sur celles d’où j’aimerais m’exiler. Méditation sur le sens à donner au mot « réel » et méditation sur le désamour … des images et des mots. Méditation sur le deuil, sur la mort des miens et sur la manière de « mettre en image » le bruit des choses et du monde. Méditation sur la matière-à-images, sur ce qui les incarne ou les dématérialise. Méditation sur ce qui rend parfois mes images muettes. Méditation sur le désir de toucher. Méditation sur le désir de détruire.
Une chasse au sanglier, le savoir-faire d’un taxidermiste et une reproduction fidèle du fusil chronophotographique de Jules-Etienne Marey sont les prémisses à un voyage à la fois intimiste et poétique où une voix intérieure questionne des images proches et lointaines. Méditation sur les images et sur le souhait de demeurer inconsolable.
 
Nawna (je ne sais pas …)
Nazim Djemaï
(2007 - 107' - Autoproduction - France)
Nawna a été filmé à Cambridge Bay, dans une petite communauté inuit de l’arctique Canadien. Le film est scandé d’entretiens au cours desquels on découvre la situation sociale désastreuse de la ville, l’écart qui se creuse entre les générations et la rupture de la transmission orale et les pratiques qui vont avec: la pêche, la chasse, la langue... C’est l’état des lieux d’une bourgade construite après l’arrivée des blancs, et avec eux la Hudson Bay Company, puis une base de détection radar pendant la guerre froide et enfin les problèmes liés à l’alcool.
 
Made in Egypt
Karim Goury
(2006 - 69' - Méroé films - France)
Mon père n’existe pas, pourtant des gens l’ont connu paraît-il...
La seule image que je possède de lui est une photo où mes deux parents sont ensemble, jeunes, beaux, élégants et peut-être même amoureux. assis à une table de restaurant, ils regardent tous les deux l’objectif. C’était au Caire, en 1967.
Qui est cet homme à qui on dit que je ressemble ?
 
Hai Phong Marseille
Gaëlle Vu
(2006 - 52' - SACRE - Film flamme - France)
Les allers-retours entre le Vietnam et la France permettent à Gaëlle Vu de retrouver la résonance des pas de son père. La respiration d’un lieu, d’une maison, et les vibrations de deux villes, restituent physiquement la filiation entre ce qui est et ce qui a été. C’est par le rapprochement à un cadre, à un espace situé, qu’on parvient à toucher du doigt la fragilité et l’immensité de la condition humaine. Le clapotis de la mer est comme l’image de la sensation de vie et de vide de l’exil.
 
Nach Berlin und zurück
Eric Watt
(2006 - 19' - Autoproduction - France)
Le temps d’un voyage vers Berlin ou d’un repérage à travers la France, l’entremêlement de nouvelles parues dans le Monde à la même période et d’un récit fictionnel amène à se demander comment être un individu dans le monde d’aujourd’hui.
 
Dithyrambe pour Dionysos (et avec la nuit reviendra le temps de l’oubli)
Béatrice Kordon
(2007 - 56' - l’Atelier 46 - France)
Dionysos-le-dieu-du-vin, fils de Zeus et d’une simple mortelle, est l’être le plus singulier de la mythologie grecque. Mi-homme mi-dieu, ni homme ni dieu, tout à la fois mortel et immortel, Dionysos, nous ouvre à un monde où les identités ne sont pas tranchées et le temps non linéaire.
Au-delà de l’histoire, le film cherche à retrouver le sens du geste mythique — créer un récit intemporel, an-historique, nous parlant des rapports que l’homme entretient avec le monde.
Jeudi 01 novembre 2007 à 20h00 (Espace Jean Vilar - salle 1)

Premier Prix Geste Long & Mention spécial Son et Image
 
Surya, du levant à l’éloquent
Laurent Van Lancker
(2006 - 76' - Polymorfilms - Belgique)
Un jour, au cours d’un grand voyage vers le levant, dix conteurs contemporains de cultures différentes ont créé une épopée imaginaire. Telle une épopée, ce film oscille entre l’imaginaire et la réalité, le monde intérieur et le monde extérieur, documentaire et fiction. Une ode à l’oralité.
Ce film est le fruit d’une odyssée terrestre par transports public à travers l’Europe et l’Asie ( Belgique, Slovaquie, Turquie, Syrie, Iran, Pakistan, Inde, Nepal, Chine, Vietnam). Une création audio-visuelle où l’imaginaire et la créativité traversent les frontières.
 
Au gré du temps
Dominique Loreau
(2006 - 45' - Cobra Films - Belgique)
Ce film évoque les vies entrelacées de trois œuvres végétales éphémères de Bob Verschueren, installées dans des lieux différents : une cockerie désaffectée, une plage de la mer du Nord, le préau d’une école. En correspondance et en contraste avec les lieux, elles sont le miroir d’un monde fragile et éphémère.
 
White spirit
Martine Deyres
(2007 - 37' - le g. r. e. c.)
Lieu public, moderne, banal. une piscine municipale. Histoire d’un endroit qui s’acharne a être un lieu sans histoire.
Lieu public, moderne, banal. une piscine municipale.
Nettoyée en permanence, elle semble ne vouloir garder aucune trace de ceux qui la traversent.
Histoire d’un endroit qui s’acharne a être un lieu sans histoire.
 
Souffle
Jérémie Jorrand
(2006 - 13' - Bathysphere productions - France)
Souffle est un film qui touche aux poumons. Qui touche le spectateur aux poumons et altère un moment sa respiration, pour mieux la libérer.
 
Le printemps de Sant Ponç
Eugenia Mumenthaler et David Epiney
(2007 - 20' - Bordu Films - Suisse)
Atelier de dessin avec des personnes handicapées mentales. Parcours animé à travers leur spontanéité et leurs histoires.
 
Le Jardin de Jad (This Way up)
Lazarevski Georgi
(2007 - 60' - Arturo Mio - France - arabe - sous-titré français)
À l’est de Jérusalem, la construction du mur de sécurité se poursuit à quelques mètres d’un hospice pour vieillards. La vie des pensionnaires et du personnel soignant s’en trouve bouleversée. La progression inéluctable et spectaculaire du mur les isole chaque jour un peu plus du monde des vivants et se fait l’écho de la mort qui approche. Pourtant, entre les murs et dans les jardins de Notre Dame des Douleurs, certains résistent dans la révolte ou le déni, l’insouciance ou la nostalgie.
Il en découle une comédie absurde sur fond d’actualité dramatique, qui prête autant à rire qu’à pleurer.
 
Bienvenue à Bataville
François Caillat
(2007 - 86' - Unlimited - Les Films Hatari – Ina - France)
L’aventure, effrayante et joyeuse, du paternalisme à Bataville (Lorraine) entre 1932 et 2001. Une fable sur le bonheur obligatoire.
 
Mafrouza - Oh La Nuit !
Emmanuelle Demoris
(2007 - 148' - Les Films de la Villa, La Vie est belle - Films Associés - France - arabe - sous-titré français)
Mafrouza est un quartier périphérique d’Alexandrie en Egypte, construit par ses habitants dans les vestiges de la nécropole antique. Le décor incarne quelque chose comme le désastre. La vie y est pauvre et difficile. Pourtant, les gens de Mafrouza trouvent moyen de rire, de prendre le temps d’avoir des attentions pour l’autre. Comme si des personnages de Beckett décidaient qu’il valait mieux rigoler
 
Mafrouza - Coeur
Emmanuelle Demoris
(2007 - 173' - Les Films de la Villa, La Vie est belle - Films Associés - France - arabe - sous-titré français)
MAFROUZA-CŒUR part du chant d’un jeune garçon du bidonville de Mafrouza à Alexandrie Egypte, pour nous faire entrer de plein pied dans la vie du quartier et nous faire partager les histoires de femmes et d’hommes qui y vivent. En suivant leurs amours, et leur solidarité, qui les unissent, mais aussi parfois les désunissent, et en ouvrant avec humour le film aux questionnements que suscite la place de la caméra dans le quartier, MAFROUZA-CŒUR nous emmène au plus profond des rapports humains entre les êtres, de la crise à la grâce en passant en passant par le rire.